Un manque de refuge animal à Matane, « c’est le temps que la Ville fasse de quoi »
Crédit photo : Pexels Gaétane Bernier demande à la Ville de Matane de régler le dossier du manque d’un refuge animal, à la suite d’une fermeture, il y a trois ans.
Elle mentionne que la municipalité, à ce moment, avait promis d’ouvrir un refuge. Elle avait acheté un bâtiment qui s’est avéré non réglementaire. « Depuis ce temps, les gens paient leurs médailles, mais, un coup que le chien est perdu, ils ont nulle part où envoyé ce chien », commente Mme Bernier. « Depuis trois ans, je suis en charge, car je suis incapable de laisser des animaux laisser à eux-mêmes ».
Elle indique aussi une remontée des chats errants et une saturation du groupe de bénévoles Les animaux de la seconde chance. « C’est le temps que la Ville fasse de quoi ».
Un nouveau refuge pourrait gérer les médailles de la Ville de Matane, rediriger les animaux domestiques perdus et être référé auprès de ce lieu si un propriétaire ne peut plus avoir son animal.
Notre équipe a contacté la Ville de Matane. « Cette situation, on essaie de la corriger, de l’adresser. La Ville de Matane regardait, suite à un ancien appel d’offres sans réponse, pour prendre en main ou assurer une continuité au niveau refuge animalier. On avait décidé, au niveau du conseil municipal, de bâtir un projet nous-mêmes, on avait acheté un bâtiment », explique Eddy Métivier, maire de Matane.
Cependant, ce projet coûtait trop cher. « C’est un projet que l’on s’attendait au alentour d’un demi-million qui a grimpé vite au-dessus du million ».
Ce bâtiment devait répondre à des normes sévères pour contrer les contaminations croisées au niveau du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).
« On veut tomber en mode solution pour essayer d’impacter le moins possible nos concitoyens », continue M. Métivier. La municipalité a approché les MRC de La Matapédia et de la Mitis pour faire un équivalent du Centre de services animaliers de Rimouski (CÉSAR) à Matane qui pourrait gérer les trois MRC et aider à minimiser l’impact financier. « Il y a des sommes d’argent disponibles, au niveau de coopération municipale, qui pourrait être intéressante pour arriver à regrouper les municipalités entre nous », conclut le maire.