Plusieurs citoyens du grand Gaspé attendent depuis longtemps une réponse de leur demande d’inscription en vertu de la Loi sur les Indiens
Photo de courtoisie Bloc Québécois Le député fédéral de Gaspésie Les Îles-de-la-Madeleine-Listuguj et leader adjoint du Bloc Québécois, Alexis Deschênes, dénonce la lenteur des réponses du ministère du Service aux Autochtones alors qu’ils attendent en moyenne depuis 2 ans, voir depuis 32 ans chez un cas, pour les citoyens du grand Gaspé qui ont émis une demande d’inscription en vertu de la Loi sur les Indiens.
« Une trentaine de citoyens m’ont interpellé au cours des derniers mois. Ils demandent juste une réponse : est-ce qu’ils sont reconnus ou pas? Malgré leurs efforts constants et leurs appels réguliers au ministère du Service aux autochtones, ils demeurent incapables d’obtenir des informations claires quant à l’évolution de leurs dossiers. Les interlocuteurs varient d’un appel à l’autre, plusieurs semblent ne pas connaître les dossiers. Les renseignements fournis sont souvent vagues ou contradictoires. Cette situation génère un profond sentiment de frustration et d’injustice. Certains ont vu des membres de leur famille se voir reconnaître le statut autochtone, mais sans que leur cas soit traité. Une dame attend sa réponse depuis 1994! Le fédéral doit fournir des réponses aux citoyens concernés. Je le presse d’accélérer le traitement de leur demande pour mettre fin à l’incertitude », affirme le député Deschênes.
En mai dernier, le député du Bloc Québécois est intervenu auprès de la ministre du Service aux autochtones, Mme Mandy Gull-Masty. La démarche a permis une réponse du Bureau du Registraire des Indiens le 12 août dernier. Un dossier connexe serait à l’étude et pourrait avoir une incidence sur le droit à l’inscription d’un ancêtre commun. Le Bureau indique ne pas pouvoir confirmer la date à laquelle l’examen sera complété.
« Je demande que le traitement de ces demandes soit priorisé. Je comprends que la décision doit être basée sur des faits et des critères légaux. Seules les demandes bien fondées doivent être acceptées. Mais il faut accélérer la cadence », conclut Alexis Deschênes.