Un recul du gouvernement fédéral sur les pesticides fait réagir Maxime Blanchette-Joncas
Photo de courtoisie Bloc Québécois Des reculs proposés par le gouvernement fédéral dans l’encadrement des pesticides sont dénoncés par Maxime Blanchette-Joncas, député de Rimouski-Neigette–Mitis–Matapédia–Les Basques, et s’inquiète des conséquences que cela pourrait engendrer pour la santé publique et l’environnement.
Un projet de loi (C-31) remplacerait la réévaluation systématique des pesticides aux 15 ans par un contrôle périodique des renseignements disponibles qui pourrait amener à une réévaluation du ministre fédéral de la santé. « Le Bloc Québécois est loin d’être le seul à s’inquiéter. Des scientifiques et des organismes dénoncent aussi ces changements, et près de 14 000 personnes ont déjà signé la pétition e-7742 que je parraine pour demander au gouvernement de faire marche arrière », affirme Maxime Blanchette-Joncas.
Le député souhaite rappeler que l’adoption du projet de loi C-30, en juin dernier, donna le pouvoir d’Ottawa de rétablir temporairement, par décret, l’homologation de pesticide dont les risques environnementaux n’avaient pas pu être jugés acceptables par le ministre de la Santé, au nom de la sécurité économique ou alimentaire, une mesure dont le Bloc Québécois avait qualifié d’un recul dans l’encadrement des pesticides depuis depuis l’adoption de la Loi sur les produits antiparasitaires en 2002.
De plus, un sondage Léger, réalisé pour Équiterre du 9 au 12 octobre 2026 et interrogeant 1 525 adultes au Canada, révèle que 69 % des répondants québécois s’opposent à une possibilité d’autorisation des pesticides interdits par Santé Canada pour cause de leur dangerosité.
« Les libéraux font la sourde oreille face aux inquiétudes exprimées au Québec. Ils devraient écouter la population plutôt que les lobbys de l’industrie agrochimique », ajoute l’élu. « Ce qu’on sait des effets des pesticides peut changer considérablement en 15 ans. C’est pourquoi il faut continuer de les réévaluer régulièrement. Ottawa peut réduire les délais administratifs sans renoncer à cette obligation. Nous demandons aux libéraux de retirer de C-31 les dispositions qui modifient la Loi sur les produits antiparasitaires et de revenir sur les changements apportés à cette loi par C-30. La santé des gens et la protection de l’environnement doivent passer avant les intérêts économiques des lobbys », conclut le député bloquiste.