Le communautaire marcha à Rimouski pour interpeller le gouvernement
Dans le cadre de la Semaine nationale de l’action communautaire autonome cette semaine (du 19 au 23 octobre), les organismes du Bas-Saint-Laurent se mobilisent pour le mouvement Communautaire à boutte.
La Semaine nationale de l’action communautaire a pour but de « faire rayonner, mettre en valeur toute l’importance, l’impact des groupes communautaires au Québec et au Bas-Saint-Laurent », explique Émilie Saint-Pierre, coordonnatrice à la Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent.
Au Bas-Saint-Laurent, la réalité communautaire décèle un impact de la hausse du coût de la vie et un manque de transport en commun qui défavorisent certaines MRC.
Une mobilisation régionale
Ce mercredi (21 octobre), ils ont été nombreux à marcher dans les rues de Rimouski pour une mobilisation régionale. « Manifestation aujourd’hui pour interpeller le nouveau gouvernement du Parti Québécois (…). On veut envoyer un message fort à l’Assemblée nationale, qu’on a besoin d’investissement dans le communautaire pour améliorer nos conditions de travail, augmenter le financement des groupes, reconnaître notre autonomie, toute notre expertise et que le gouvernement investisse dans le communautaire. Qu’il ne voit pas cela comme une dépense, mais comme un investissement », ajoute Mme Saint-Pierre.
Une mobilisation en même temps que l’assermentation des ministres n’est pas due au hasard. Par le changement de gouvernement, le Communautaire à boutte est « entre l’espoir et l’impatience. L’espoir qu’un nouveau gouvernement va saisir l’opportunité de reconnaître l’importance des groupes communautaires, de les soutenir, de reconnaître les enjeux et les besoins immenses de la population (…) et aussi l’impatience, car on n’en est pas à notre première mobilisation ».
Des échos dans La Matanie
Pour le milieu communautaire, dans La Matanie, les échos de cette mobilisation sont bien importants. « Le communautaire est en train de s’essouffler présentement, par faute de financement, par faute de manque de personnel. Ce qu’on se dit, c’est que si l’on ne fait rien présentement, c’est toute une communauté qui va en souffrir. C’est le communautaire le filet social de la communauté », indique Cindy Desrosiers, coordonnatrice à la Maison des jeunes de Matane et directrice de Travail de rue Matanie, qui était de la marche à Rimouski.
En plus de la mobilisation régionale, la Cellule régionale du Bas-Saint-Laurent a préparé un calendrier d’activités de mobilisation partout dans la région.
